
Généalogie Dubuc-Landry
Une histoire de familles
Marie Caron
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Nom Marie Caron Naissance vers 1638 Décès 09 juin 1660 Québec, QC
Inhumation 10 juin 1660 Québec, QC
Frères et sœurs 5 frères et sœurs + 1.
Robert Caron , n. 1647, Québec, QC
d. 29 avril 1714, Sainte-Anne-de-Beaupré, QC
(Âgé de 67 ans)+ 2.
Pierre Caron + 3.
Marie Caron , n. vers 1638 d. 09 juin 1660, Québec, QC
(Âgé de ~ 22 ans)+ 4.
Jean-Baptiste Caron , n. 1641, Québec, QC
d. 28 décembre 1706, Sainte-Anne-de-Beaupré, QC
(Âgé de 65 ans)+ 5.
Joseph Caron , n. 19 mars 1652, Québec, QC
ent. 06 mai 1711, Saint-Ignace-de-Loyola, Cap-Saint-Ignace, QC
(Âgé de ~ 59 ans)+ 6.
Aymée Caron , n. vers 1656, Québec, QC
d. 04 octobre 1685, Beauport, QC
(Âgé de ~ 29 ans)ID personne I28 Généalogie Dubuc-Landry Dernière modif. 31 décembre 2021
Père Robert Caron, n. vers 1616 d. juillet 1656, Hôtel-Dieu, Québec, QC
(Âgé de ~ 40 ans) Mère Marie Crevet/Crevel, n. 1615, Chicheboville, Calvados, France
d. 22 novembre 1695, Baie Saint-Paul, QC
(Âgé de 80 ans) Mariage 25 octobre 1637 Québec, QC
[1] Age au mariage Lui : ~ 21 ans et 10 mois - Elle : ~ 22 ans et 10 mois. ID Famille F5 Feuille familiale | Tableau familial
Famille Jean Picard, n. 13 novembre 1635, La Villette, Calvados, France
d. 29 novembre 1700, Québec, QC
(Âgé de 65 ans) Mariage 28 juillet 1656 Québec, QC
[2] Age au mariage Elle : ~ 18 ans et 7 mois - Lui : 20 ans et 8 mois. Enfants + 1. Louise Picard/Destroismaisons, n. 1659, Québec, QC
d. 1717, Saint-Vallier, QC
(Âgé de 58 ans)ID Famille F26 Feuille familiale | Tableau familial Dernière modif. 31 décembre 2021
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Carte d'événements 
Mariage - 28 juillet 1656 - Québec, QC 

Décès - 09 juin 1660 - Québec, QC 

Inhumation - 10 juin 1660 - Québec, QC 
= Lien Google Earth Légende

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Notes - Au printemps de 1660, le bruit se répand dans la colonie qu'un parti de 800 Iroquois projettent de marcher sur Québec. Il faut se préparer à les recevoir. C'est alors qu'on donne des ordres en conséquences, et les résidents de la Côte de Beaupré, pour mieux se protéger, se réfugient, du moins pour un grand nombre dans la ville. On attend les Iroquois pendant une quinzaine de jours et ils ne se montrent pas, les habitants de la Côte de Beaupré retournent chez eux reprendre les travaux de la terre qu'il avaient momentanément interrompus. L'alerte était passée. A Ste-Anne de Beaupré, le 4 juin 1660, tout est bien calme. Dans une maison sise à un mille environ à l'est de l'église, une jeune femme Marie Caron, fille de Robert Caron et épouse de Jean Picard, s'intéresse à quatre jeunes enfants dont elle s'est constituée la gardienne, alors qu'il semble bien que toutes les autres personnes adultes sont allées travailler aux champs. Au nombre des quatre enfants, on compte la fille de Marie Caron, Louise Picard. C'est alors que surgissent, en canot, huit Hurons apostats qui connaissaient bien l'Ile d'Orléans pour y avoir séjourné avant d'apostasier et de passer aux Iroquois. Les sauvages descendent de leur canot pour constater que rien ne bouge autour des habitations. Ils se dirigent alors vers la maison où se trouve Marie Caron, y saccagent tout et emmènent la jeune femme et les quatre enfants dans leur canot. Aussitôt que l'on s'aperçoit de l'enlèvement, à Ste-Anne, on se hâte de prévenir les autorités de Québec. Monsieur le Gouverneur d'Argenson envoie aussitôt une troupe de Français et d'Algonquins pour tenter d'arrêter les maraudeurs. Pour ne pas être pris, les Hurons se cachèrent toute une journée à l'Ile d'Orléans. Mais pour se rendre au pays des Iroquois, il leur fallait passer devant Québec. Un groupe d'Algonquins, placés en embuscade à la Pointe-Lévis, aperçurent, le soir, le canot des Hurons remontant le fleuve en serrant de près le rive sud. Les Algonquins laissèrent approcher les Hurons et déchargèrent leurs arquebuses sur les rameurs. Deux Hurons furent tués et deux ou trois autres, blessés. Malheureusement, Marie Caron, entendant des voix amies, leva la tête et fut frappée par une balle qui tua un des enfants. Les Algonquins ne tardèrent pas à se rendre maîtres du canot. La jeune femme, grièvement blessée, devait mourir peu de jours après à l'Hôtel-Dieu de Québec; elle fut inhumée dans le cimetière de Québec, le 10 juin. Quant à la petite Louise Picard, sa fille de neuf mois, elle retourna chez son grand-père, Pierre Picard, à Sainte-Anne de Beaupré, où elle demeura jusqu'à son mariage avec Louis Gagné, dit Bellavance. L'incident ci-haut relaté est historique. On pourra consulter les Lettres Historiques de Marie de l'Incarnation, les Relations des Jésuites et le Cours d'Histoire du Canada de l'abbé J.-B.-A. Ferland.
Source: Gaspesia - Le Journal
http://www.geocities.com/beausejour.geo/louise_picard.html
- Au printemps de 1660, le bruit se répand dans la colonie qu'un parti de 800 Iroquois projettent de marcher sur Québec. Il faut se préparer à les recevoir. C'est alors qu'on donne des ordres en conséquences, et les résidents de la Côte de Beaupré, pour mieux se protéger, se réfugient, du moins pour un grand nombre dans la ville. On attend les Iroquois pendant une quinzaine de jours et ils ne se montrent pas, les habitants de la Côte de Beaupré retournent chez eux reprendre les travaux de la terre qu'il avaient momentanément interrompus. L'alerte était passée. A Ste-Anne de Beaupré, le 4 juin 1660, tout est bien calme. Dans une maison sise à un mille environ à l'est de l'église, une jeune femme Marie Caron, fille de Robert Caron et épouse de Jean Picard, s'intéresse à quatre jeunes enfants dont elle s'est constituée la gardienne, alors qu'il semble bien que toutes les autres personnes adultes sont allées travailler aux champs. Au nombre des quatre enfants, on compte la fille de Marie Caron, Louise Picard. C'est alors que surgissent, en canot, huit Hurons apostats qui connaissaient bien l'Ile d'Orléans pour y avoir séjourné avant d'apostasier et de passer aux Iroquois. Les sauvages descendent de leur canot pour constater que rien ne bouge autour des habitations. Ils se dirigent alors vers la maison où se trouve Marie Caron, y saccagent tout et emmènent la jeune femme et les quatre enfants dans leur canot. Aussitôt que l'on s'aperçoit de l'enlèvement, à Ste-Anne, on se hâte de prévenir les autorités de Québec. Monsieur le Gouverneur d'Argenson envoie aussitôt une troupe de Français et d'Algonquins pour tenter d'arrêter les maraudeurs. Pour ne pas être pris, les Hurons se cachèrent toute une journée à l'Ile d'Orléans. Mais pour se rendre au pays des Iroquois, il leur fallait passer devant Québec. Un groupe d'Algonquins, placés en embuscade à la Pointe-Lévis, aperçurent, le soir, le canot des Hurons remontant le fleuve en serrant de près le rive sud. Les Algonquins laissèrent approcher les Hurons et déchargèrent leurs arquebuses sur les rameurs. Deux Hurons furent tués et deux ou trois autres, blessés. Malheureusement, Marie Caron, entendant des voix amies, leva la tête et fut frappée par une balle qui tua un des enfants. Les Algonquins ne tardèrent pas à se rendre maîtres du canot. La jeune femme, grièvement blessée, devait mourir peu de jours après à l'Hôtel-Dieu de Québec; elle fut inhumée dans le cimetière de Québec, le 10 juin. Quant à la petite Louise Picard, sa fille de neuf mois, elle retourna chez son grand-père, Pierre Picard, à Sainte-Anne de Beaupré, où elle demeura jusqu'à son mariage avec Louis Gagné, dit Bellavance. L'incident ci-haut relaté est historique. On pourra consulter les Lettres Historiques de Marie de l'Incarnation, les Relations des Jésuites et le Cours d'Histoire du Canada de l'abbé J.-B.-A. Ferland.
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Sources